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Histoire(s) pertuisienne(s) en Vaucluse

L'école de Pertuis des années 50/60 (Freddy Randon)

En ce temps là, notre ville n'avait qu'une seule école, celle de la rue Giraud. Cette école était divisée en deux, d'un côté les filles, de l'autre les garçons. Auparavant ces bâtiments étaient occupés par l'hôpital de la Charité.

C'est en 1904 qu'elle fut inaugurée par le Ministre de l'éducation de l'époque M. Camille Pelletan. Elle recevait à la fois la Maternelle, le primaire et le CEG (collège d'enseignement général). Pendant les récréations tout ce beau monde se retrouvait dans la seule et même cour.

Outre les Pertuisiens, le CEG recevait aussi les élèves de la vallée d'Aigues, de Villelaure, de Cadenet et de Lauris. Je revois encore ce vieux car du père Phillibert de la Tour d'Aigues qui assurait le ramassage scolaire de toute la vallée et qui les laissait à l'entrée de la rue Giraud.

A l'époque le redoublement était de mise si l'année scolaire n'avait pas été satisfaisante, aussi je fus très surpris de voir de grands « balèzes « qui faisaient presque le double de ma taille. Ils attendaient d'avoir l'âge requis pour aller dans la classe du certificat de fin d'études où M. Pardigon les attendait de pied ferme. Je ne sais pas si cet homme a été décoré des palmes académiques mais je sais qu'il les méritait amplement. L'école était alors obligatoire jusqu'à 14 ans, après quoi, les élèves issus de la classe du certificat allaient faire un apprentissage dans divers corps de métiers. La plupart d'entre eux sont devenus de très bons artisans.

Arrivés à la fin du CM2, les autres élèves étaient orientés vers la 6e, là j'ai découvert un professeur par matière enseignée. Je rends hommage à M. Bonin qui a tenté de m'apprendre le français, à M. Fauque prof d'anglais, M.Plat prof de maths, M. Soulié (le père de Frédéric) en histoire et aux autres.

De nos jours, notre ville dispose de plusieurs maternelles, plusieurs écoles primaires, de deux collèges et d'un lycée. Le nombre d'élève est impressionnant tout comme les moyens mis en œuvre pour transporter tout ce beau monde. Je pense souvent au père Phillibert avec son vieux car, que penserait-il en voyant ce nombre impressionnant de bus qui assurent le transport de cette foule d'élèves ?

Freddy Randon sur Facebook (Tu es de Pertuis si), avril 2020.

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